Chroniques-Faka Bilumba

Les Aventures de Faka Bilumba, la chronique de François Zo'omevele Effa N°61
Beaucoup de responsables français aimeraient bien fredonner ce refrain d'une chanson populaire française : "Il y a du soleil sur la France, Et le reste n'a plus d'importance."

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  • Les Aventures de Faka Bilumba, la chronique de François Zo'omevele Effa N°55
    vendredi 7 mai 2010
    - "Savez-vous vraiment pourquoi l'Allemagne et certains autres pays ont traîné les pieds pour sauver la Grèce ? Le savez-vous, Mesdames et Messieurs, surtout Mesdames ? Oui, Mesdames, parce que, voilà, on a reproché à nos différentes réunions de l'extra-intelligibilité d'être misogynes ! Je laisse donc exprès la parole à Indira Gandhi pour conduire cette réunion-ci !".
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    - "Cette histoire de burqa et de polygamie ne me plaît pas du tout, mais alors, mon cher Faka Bilumba, pas dut tout du tout ! Le nuage de ce volcan qui avait cloué les avions au sol des aéroports se dissipe à peine que notre célèbre Auvergnat, Hortefeux, va chercher des poux dans la barbe de ce polygame avec une femme légale et trois maîtresses ! Je te le dis parce que c'est mon procès en ce moment, et tu verras qu'on mettra encore tout ça sur mon dos. Et Pasqua-ci, et Pasqua là ! Tout le monde me renie, il y en a qui poussent le vice à me comparer à Klaus Barbie, ce vieillard nazi qu'on n'a pas hésité à mettre en prison malgré son âge ! Tu me reprochais la semaine dernière d'avoir institué le Pari Mutuel en Afrique subsaharienne, mais nous avons pris soin de faire que la somme gagnée pour un même tiercé ne soit pas la même selon qu'on joue en France ou en Afrique. Franc C.F.A. oblige ! Mais nous ne nous arrêtons pas à des détails comme celui d'instituer des jeux immoraux dans des pays pauvres ! Nous vendons aussi, illégalement, des armes, nous provoquons et entretenons des guerres que nous qualifions de tribales afin de pouvoir écouler notre armement!".
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    Les élections présidentielles se suivent et ne se ressemblent pas. Je connais un gars d'Afrique Centrale qui aurait dû faire du théâtre, et plus précisément de la mise en scène. Il n'est pas tout à fait un dictateur, même si, quand on pense à la chose, le fait de régner pendant plus de vingt-cinq ans avec des élections "démocratiques" peut sembler suspect !
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    Il ne pouvait plus se draper dans son boubou et se promener tête haute, notre cher Mamadou, devenu grand. On le lui avait dit et répété, et il a même chanté pour la liberté qu'il croyait avoir enfin acquise, il a chanté sa transformation, son évolution, comme disaient ses bourreaux : "Autrefois, je vécus dans la barbarie et, comme un soleil, je commence à paraître, car peu à peu je sors de ma sauvagerie." De cette chanson, il en a fait son hymne ! "Mamadou a perdu la raison", pensent certains, car on le voit se promener dans son plus simple appareil, chantant à tue-tête toutes ces chansons d'espoirs qui faisaient ses rêves. Aussi m'a-t-on appelé, moi, Faka Bilumba, afin que, grâce à mes facultés d'omniprésence dans l'intemporalité, on puisse avoir quelques explications à ce mal de Mamadou qui, très vite, devient épidémique. Il faut faire quelque chose car la contamination se fait à vitesse grand V.
  • Les Aventures de Faka Bilumba, la chronique de François Zo'omevele Effa N°48
    lundi 22 mars 2010
    - "Laissez-moi parler, je demande la parole, je ne peux pas ne pas dire certaines choses; si je me taisais, ce serait un suicide -mon suicide- ; mon silence serait complice d'un génocide, un génocide culturel. Je ne voudrais pas seulement parler parce que j'ai une bouche et que je puis émettre des sons audibles, je veux que ce que je vais et dois dire se sache. Alors, appelez-moi Faka Bilumba afin qu'à travers Ekilafrica mes propos fassent office de manifeste!"
  • L’exercice du pouvoir en Afrique francophone. Par Michel lobé Etamé
    lundi 22 mars 2010
    Je me souviens toujours des recommandations de nos parents la veille de l’entrée à l’internat. Elles étaient d’une rigueur sans équivoque : travail, respect et honnêteté envers nos enseignants et nos collègues. Ma mère complétait ces recommandations par des mots simples qui avaient encore un sens en ces débuts des indépendances : ne pas convoiter ni voler.
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    vendredi 12 mars 2010
    L'adaptation, la transposition, la transformation, bref, reprendre à son compte un événement étranger pour en faire sa singularité, sa spécificité, voire son identité nationale est l'une des valeurs des civilisations contemporaines, surtout d'Afrique subsaharienne. Senghor me taquinait cette semaine, me démontrant, images télévisuelles à l'appui, que la manifestation culturelle nègre s'exprimait par la danse, les danses qui ponctuent ces derniers temps toutes les cérémonies officielles.
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    J'ai reçu cette semaine un appel d’outre tombe .Il se tenait, en effet,un sommet extraordinaire ;nos ancetres communs, africains, gaulois et les autres ,s’inquiétaient des chemins catastrophiques que prenaient leurs différentes civilisations. Aussi, jouissant de mon intemporalité et de mes facultés d’omniprésence, je n’ai pu m’empécher, chers lecteurs, de vous en faire part. C’est l’une des caractéristiques du FAKABILUMBISME. Ce fut Cheick Anta Diop qui, le premier, prit la parole, invectivant les autres savants et historiens. Il leur reprochait une falsification honteuse et organisée de l’histoire du monde, mais surtout la surévaluation des valeurs occidentales.
  • Les Aventures de Faka Bilumba, la chronique de François Zo'omevele Effa N°45
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    - "Je suis venu chercher mon soutien afin de continuer mon travail; j'espère que vous me laisserez vous exploiter, vous injurier, vous humilier et vous vilipender sans réagir, comme d'habitude. J'avais dit -pendant ma campagne électorale, afin de convaincre mes "veaux" de concitoyens, comme les appelait le Général- bref, j'avais dit que la France n'avait pas besoin économiquement de l'Afrique; d'ailleurs, pendant le même temps, j'organisais une campagne où je durcissais les conditions d'entrée et de vie des Africains en France. J'étais aussi Ministre de l'Intérieur, un peu comme Ali Ben Bongo, pour lequel je prépare ce discours de ma troisième tournée gabonaise depuis mon règne. Ben oui ! Il était Ministre des Forces Armées et candidat à la présidence ! J'avais déclaré aussi que vous autres, Africains, n'étiez pas entrés dans l'Histoire, mais, quoi, voyons les choses en face ! Je dégringole dans les sondages, la Grèce vient de nous donner des sueurs froides avec l'euro et sa santé ! Des fois que l'euro se casserait définitivement la figure, autant revenir au franc, et je viens aussi soutenir cette moribonde monnaie dans sa forme la plus impérialiste : le C. F. A. . Donc, Faka Bilumba, avant que tu ne dises quoi que ce soit, sache que j'aime l'Afrique. J'aime cette Afrique si riche, que j'appauvris, j'aime à ma façon cette Afrique sans laquelle mes entreprises, comme Aréva ou Total, ne feraient pas de nous une puissance économique et nucléaire ! J'aime cette Afrique dont je soutiens les dirigeants corrompus qui, à l'instar de Pétain chez nous, vendent leur pays, leur continent à l'occupant, à moi en somme !".
  • Indépendance de l’Afrique : 50 ans déjà ! Par Michel Lobé Etamé
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    En 1960 les états africains accèdent à l’indépendance alors que le monde libre vit dans le doute et la peur de l’embrasement de deux blocs : l’occident et la Russie.
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    Il se trouve, chers amis, qu'à force de voir, d'entendre, de digérer, bref, de mal vivre des choses complètement insensées, on puisse légitimement se demander -quand on a "quelque chose entre les oreilles"- "Qui est fou de quoi ? Et qui est fou là-même ?", comme le chantait Manu en 74 ! Il y a des morts qui se sont retournés dans leur tombe, et comme "les morts ne sont pas morts", certains sont venus demander des comptes aux vivants, et je peux vous dire que ça chauffe ! Ahidjo a déboulé, furax, pour demander des comptes à son successeur !
  • Des femmes mutilées
    jeudi 11 février 2010
    Nous étions en 1990 ma femme et moi au Palais de la Culture de Bamako. Nous assistions à la projection du célèbre film de Cheick Oumar Cissoko, Finzan. A la fin du film, alors que le père de l'héroïne quitte le village pour la journée, un groupe de matrones s'empare de la jeune fille et l'entraîne vers l'exciseuse: image cachée, flou, cris, puis image sur un groupe de villageoises qui s'en retournent avec dans le regard la satisfaction du devoir accompli. La salle se lève dans un immense soupir de soulagement et tout le monde... applaudit !! Ma femme et moi, tétanisés, venions de comprendre que la salle applaudissait dans le soulagement et dans la gêne le retour à la normalité d'une jeune fille dont le père avait osé braver la tradition.
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    "Afrique, Afrique, Tu as dix ans, Afrique, Afrique, Va de l'avant !" Et c'est toujours toi, Manu Dibango, qui, en 1970, chantais au rythme de ton saxo endiablé ce dixième anniversaire des indépendances. Que reste-t-il de ces amours ? Que reste-t-il aujourd'hui de tant d'espoirs mis sur l'avenir de ce continent, le plus vieux, le plus basiquement riche, mais le plus pauvre aujourd'hui ? Et tu me renvoies pour toute réponse à ce poète et chanteur gabonais, Hilarion Nguema, qui, dans sa chanson "Espoir", nous parle de ce jeune homme désabusé qui commence à perdre espoir car, depuis cinquante ans déjà, il attend les promesses mielleuses de sa dulcinée, l'Afrique !
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    "Dis-moi, Faka Bilumba, toi qui voyages constamment dans le passé, le futur et le présent, toi qui révèles aux vivants des bribes de ces choses qui se pensent, se discutent et se disent entre ceux de l'au delà et les contemporains, n'as-tu pas finalement la grosse tête ? N'as-tu pas l'impression d'être un peu prétentieux, et du haut de tes extraordinaires facultés, de juger notre réalité quotidienne un peu trop sévèrement ?
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Hommage à BOB MARLEY

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